Français   English   Deutsch   Italiano   Español   Nederlands

Les Courses

Courses à partir de la cabane de Bertol le printemps :

 

Randonnées alpines le printemps

La cabane de Bertol est sur la Haute Route qui relie Zermatt à Chamonix entre la cabane de Schönbiel - de Schönbielhütte à la cabane de Bertol, 6 à 7 heures - et la cabane des Vignettes - de la cabane de Bertol à la cabane des Vignettes, 6 à 7 heures par le Col de l’Evêque. C’est par le Col de Bertol que passent les skieurs alpinistes de la mythique Patrouille des Glaciers pour rallier, tous les deux ans – prochaine session en 2014 – Zermatt à Verbier via Arolla.

De la cabane de Bertol, vous pouvez arriver ou partir par le refuge Aosta via le Col de Valpelline et le Col de la Division, Prarayer et Bionaz au-dessus d’Aoste en Italie.

De la cabane Bertol, vous pouvez arriver ou partir par le refuge du Col Collon (Nacamuli) via le Haut Glacier d'Arolla et le Col Collon.

Propositions randonnées pour le printemps - et l’été - au départ d’Arolla - 1956 m - :

avec les conseils des guides de haute montagne du Val d'Hérens: Jean Gaudin et Yannick Pralong

 Matériel de sécurité pour la progression sur glacier

1er jour : Montée à la cabane de Bertol - 3311 m -

2ème jour : Tête Blanche - 3724 m -,  Col de Valpelline - 3562 m -, Col de la Division – 3314 m -,

refuge Aosta - 2781 m -

3ème jour : auberge de Prarayer - 2005 m -, refuge Nacamuli ( ou du col Collon ) - 2818 m-

4ème jour : Pointe d'Oren - 3472 m - et descente sur Arolla par le Haut glacier d'Arolla.

 Et pour les plus habitués :

1er jour : Montée à la cabane de Bertol - 3311 m - 

2ème jour :Tête Blanche - 3724 m -, Tête de Valpelline - 3799 m - Col de la Division - 3314 m -,

refuge Aosta - 2781 m -

3ème jour : Dent d’Hérens - 4171 m - refuge Aosta - 2781 m -

4ème jour : auberge de Prarayer - 2005 m - refuge Nacamuli ( ou du col Collon ) - 2818 m -

5ème jour: Mont Brûlé - 3585 m -, col Collon - 3087 m - et descente sur Arolla par le Haut glacier d'Arolla.

 

Courses à partir de la cabane de Bertol l’été

 

Randonnées alpines l’été

Etape sur la Haute Route ChamonixZermatt entre la cabane des Vignettes et Schönbielhütte

 Vous pouvez aussi faire la Haute Route de Zermatt à Chamonix.

 

Propositions randonnées pour l’été au départ d’Arolla - 1956 m - 

avec les conseils des guides de haute montagne du Val d'Hérens: Jean Gaudin et Yannick Pralong

Matériel  de sécuriré pour progression sur glacier

1er jour : cabane de la Tsa - 2607 m -

2ème jour : Voie de la cabane, cabane de la Tsa- 2607 m -

3ème jour : Pointe de Tsalion – 3512 m - par la vire, cabane de Bertol – 3311 m -

4ème jour : Contreforts de la Pointe Nord des Bouquetins, cabane de Bertol – 3311 m -

5ème jour : Tête Blanche – 3724 m -, cabane Rossier - 3507 m -

6ème jour : Wandfluehorn - 3589 m -, Ferpècle, Arolla par car postal

Et pour les plus habitués :

1er jour : cabane de la Tsa – 2607 m -

2ème jour : Pilier Rouge, cabane de la Tsa – 2607 m -

3ème jour : Dent de Tsalion – 3589 m -, Aiguille de la Tsa – 3668 m -, cabane de Bertol – 3311 m -

4ème jour : Sommet Nord – 3779 m - ou /et Central – 3838 m - des Bouquetins, cabane de Bertol - 3311 m –

5ème jour : Tête Blanche - 3724 m -, cabane Rossier - 3507 m –

6ème jour : Dent Blanche – 4356 m -, cabane Rossier – 3507 m – Ferpècle, Arolla par car postal

 

A consulter également


Glaciers très crevassés sur tous les itinéraires. Tous ces itinéraires sont des itinéraires de haute montagne qui nécessitent une bonne connaissance de la montagne, une maîtrise technique du matériel de sécurité et qui imposent d’être accompagnés par des guides de haute montagne ou des personnes ayant des compétences équivalentes.

Bureau des guides d'Arolla: 0041 27 283 14 54depuis l'étranger et 027 283 14 54 depuis la Suisse;

Section des guides du Val d'Hérens:site internet: www.herens-montagne.ch; adresse email: infos@herens-montagne.ch

 

Itinéraires bis en Valpelline

 

Aux abords de la Haute Route empruntée par les skieurs engagés sur Chamonix-Zermatt, des chemins vicinaux s'échappent vers des sommets sur lesquels on est sûr de faire sa trace. Moins connue que le Valais suisse, la Valpelline italienne offre un ski de printemps de toute beauté entre Grand Combin (4314 m) et dent d'Hérens (4171 m) ainsi qu'un réseau de refuges tenus par des gardiens sympathiques.

Texte et photos de Olivier Moret (publié sur notre site avec l'autorisation de l'auteur)

 

 

En approchant du col Collon à la frontière Suisse, le contraste est saisissant. Notre trace unique depuis le refuge de Nacamuli s'apprête à croiser la piste de Chamonix-Zermatt. Sur 20 mètres de large, la neige est scarifiée par les 80 skieurs empruntant quotidiennement la plus fameuse haute route des Alpes. Au loin, des dizaines de petits points déboulent du col de l'Evêque en provenance de la cabane des Vignettes. Nous laissons pour le moment le soleil et l'autoroute, pour remonter les pentes froides et vierges de l'arête ouest de la pointe Kurz. Un parcours aérien semblable à celui des dômes de Miage mène à cette antécime du mont Brulé. Perchés à 3498 mètres sur ce sommet élégant, nous apercevons à nouveau les petits points engagés maintenant sur le haut glacier d'Arolla en route pour la cabane de Bertol. Nous les rejoindrons bientôt pour une courte incursion en Valais. Avant, nous avons repéré une pente nord à 35° belle et régulière. Alors que la dernière chute de neige remonte à une semaine, personne n'est venu tracer cette poudreuse qui nous attend comme une offrande.

 

L'arrivée sur les plans de Bertol marque le retour à la vie sociale après trois jours d'isolement. Ce plateau ensoleillé situé 700 mètres de dénivelé sous la cabane éponyme est un carrefour fréquenté et un lieu de pique-nique évident. Après plusieurs jours de solitude tant convoitée, on appréhende toujours un peu de retrouver ses semblables. Mais ici, dans ce cadre grandiose dominé par la Pigne d'Arolla et le mont Collon, réchauffés par un soleil d'avril, les conversations s'engagent facilement entre gens du voyage.

-Vous arrivez d'Arolla ? 

-Non, on vient de Valpelline versant italien.

-C'était vous qui descendiez cette pente superbe à gauche du col Collon ? Ca avait l'air dément !

-Ca l'était !!

-...

-Et vous ? Vous venez des Vignettes ?

-Non, on a dormi au bivouac de l'Aiguillette et on va filer sur Zinal.

Et chacun de sortir sa carte pour s'échanger ses bons plans, ses bivouacs de rêve, ses pentes en poudre et imaginer des circuits plus fameux les uns que les autres. On remet les skis en se promettant la bière au refuge, content finalement de ne pas se découvrir misanthrope.

 

Monter à Bertol sous le cagnard après une journée de ski est comparable à une remontée à l'aiguille du midi après le Mont Blanc : c'est chaud et interminable. L'arrivée sur ce nid d'aigle perché en haut de la falaise dominant l'immense bassin glaciaire du Mont Miné est spectaculaire et occulte d'un coup la monotonie des deux heures précédentes. Ce gros cristal semblable au refuge des Cosmiques date de 1976. Un ancien bâtiment avait été inauguré dès 1898. Depuis plus de 110 ans, des alpinistes séjournent sur ce promontoire face au Cervin et à la dent d'Hérens. On quitte les skis sous la plaque de bronze en mémoire du colonel Rodolphe Tissières fondateur de la célèbre « Patrouille des glaciers », la course de ski-alpinisme reliant d'un seul jet Zermatt à Verbier. Pour atteindre la cabane, il faut emprunter un système d'échelles et de passerelles. Depuis deux ans, la française Anne-Marie Dolivet ancienne gardienne du refuge du Carro (Vanoise) est aux commandes de ce vaisseau confortable.

 

En dépit de la bonne ambiance régnant dans la salle à manger, toutes les pensées de notre petit groupe sont tendues vers l'objectif du lendemain : descendre le col de la Division. A part son tracé en pointillés sur la carte suisse, nous possédons peu d'informations sur la difficulté de ce passage et son état d'équipement. Le témoignage d'un voisin de tablée qui l'avait remonté quelques années plus tôt en été ne nous rassure pas.

-Je me souviens d'un passage raide dans des barres rocheuses où il n'est pas facile de s'assurer. C'est pas très long mais c'est expo.

Il n'en fallait pas plus pour s'endormir d'un sommeil inquiet avec la vision d'une paroi vertigineuse ponctuée de maigres vires recouvertes de glace, surplombant un glacier couvert de crevasses goulues.

Heureusement l'anxiété disparaît dans l'action. Du sommet de Tête Blanche, nous repérons le passage à la jumelle. Quelques virages plus loin, nous quittons au col de Valpelline la piste de Cham-Zermatt et traçons à nouveau dans la neige vierge vers l'entrée du col. En se penchant prudemment l'un d'entre nous livre son verdict :

-C'est raide, mais je vois un relais et un bout de chaîne qui dépasse à 20 mètres.

Action. On met les skis sur le sac, on déplie la corde, on organise le matériel sur le baudrier.

En fait, nous trouverons plusieurs relais récents équipés par le gardien du refuge Aosta. Même en 2009, après une saison généreuse en neige, ceux-ci étaient accessibles. Les 150 mètres sont descendus sans encombres et en sécurité. Quelques virages plus loin nous poussons la porte du refuge alors que le plafond nuageux descend sur les sommets n'augurant rien de bon pour l'après-midi.

 

Adossé à l'arête ouest de la tête de Valpelline, dominé à gauche par la gigantesque barre de sérac du glacier de Tsa de Tsan, le refuge d'Aoste habite un cadre austère largement compensé par la gentillesse de son gardien. Gigi Vignone, guide de Valpelline, nous accueille en français avec un café-grappa. Nous sommes aujourd'hui ses seuls clients. Grâce au mauvais temps, nous bullons au refuge la conscience tranquille. Qu'ils sont bons ces moments devenus si rares où le téléphone ne sonne pas, où les heures s'égrènent lentement rythmées par le thé et les brèves sorties à l'extérieur pour surveiller le temps.

Nous avions projeté de gravir la dent d'Hérens. Gigi nous suggère plutôt de descendre le glacier de la grande muraille. Nous avons le choix entre un sommet à plus de 4000 mètres ou une descente de 2000 mètres qui n'est pas en condition tous les ans.

-A ma connaissance, personne ne l'a faite cette année. Vu l'enneigement cette saison, je pense que c'est le bon moment. Vous reviendrez une autre fois pour la Dent d'Hérens insiste Gigi.

L'affaire est conclue autour d'une grolle, mélange de café et d'eau de vie servit dans un récipient à trous que les convives font passer de main en main. Grâce à cette tradition valdôtaine, toutes les montagnes deviennent accessibles. Notre gardien prend toutefois soin de nous tracer avec précision l'itinéraire sur la carte. Il s'agira de ne pas s'égarer dans le dédale de glaciers qui nous attend demain.

 

Désormais bien acclimatés, les 1200 mètres de dénivelé jusqu'à l'épaule de la dent d'Hérens sont vite avalés. A 4000 mètres la vue sur le versant ouest du Cervin est unique. Il paraît si proche qu'il semble possible de caresser son sommet. Le ciel est limpide et pas un souffle de vent ne vient exciter l'air léger. Le temps est idéal pour se lancer à vue dans une descente où il faudra rester vigilant sur l'itinéraire et tenir un horaire. A ces conditions, cette balade est un enchantement. De longs passages sur des pentes à grandes courbes font suite à des couloirs raides évitant des zones de crevasses et de séracs. Le panorama sur le lac des Places de Moulin et les sommets alentours ne souffre d'aucuns obstacles. La dent d'Hérens garde longtemps un œil sur la qualité de nos virages. Le final s'effectue dans un canyon raide et large d'une dizaine de mètres. Dominé par des pentes déjà chaudes, on s'y sent aussi bien que Roland à Roncevaux. Cinq minutes plus tard, en traçant euphoriques les dernières courbes vers le fond de la vallée, on sait déjà que l'on vient de réaliser l'une des plus belles descentes de notre vie.

 

 

Pratique

6 jours autour de la dent d'Hérens

Ce circuit se déroulant entre 2000 et 4000 mètres nécessite des compétences d'alpinistes et une bonne habitude du ski en milieu glaciaire. Grâce aux refuges gardés dès le début avril, on peut réduire la logistique au minimum et profiter de la glisse.

 

Situation : La Valpelline est une vallée francophone située au nord-est de la ville d'Aoste. Elle prend fin sur la ligne de crête située entre le Grand Combin et la dent d'Hérens, qui fait frontière avec la Suisse. Au delà du village de Bionaz, une route goudronnée mène au parking du lac du barrage des Places de Moulin. Notre circuit se déroule entre Mont Brulé et Dent d'Hérens, principalement sur le versant italien. Une incursion de deux jours en Suisse permet de skier sur les glaciers d'Arolla et du Mont Miné sur la fin de l'itinéraire de Chamonix-Zermatt.

 

Accès :

-Transports en commun : Depuis Chamonix, on peut rejoindre Aoste par une ligne régulière de bus. Départ possible aussi depuis Courmayeur. Un
service de bus relie Aoste à Bionaz au fin fond de la Valpelline (environ 4 rotations quotidiennes, sauf le dimanche). Il faut ensuite rejoindre le barrage des Places de Moulin. Aucun transport en commun n'est prévu. On peut marcher 2h00 ou contacter les taxis « Robbin Erik » à Valpelline. Ils font régulièrement la liaison pour les randonneurs avec le parking du barrage. Au printemps, le stop doit pas mal fonctionner si on ne débarque pas en fin de journée.

Information bus en France : www.sat-montblanc.com ou 04 50 78 05 33/04 50 98 01 67.

Information bus en Italie : www.savda.it ou 0039 0165 26 20 27.

Taxi : 0039 3358216940 ou 0039 0165 73410

-Voiture : Depuis la France, prendre le tunnel du Mont Blanc et suivre l'autoroute A5 jusqu'à Aoste. Prendre ensuite la nationale 27 en direction du col du Grand-Saint-Bernard jusqu'au carrefour de Variney puis la route 28 jusqu'à Bionaz. Poursuivre en direction du barrage.

 

Cartes :

Carte nationale suisse au 1/50 000 Arolla n°283 S (série ski de rando)

Carte nationale suisse au 1/25 000 Monte Cervino n°1347

Carte italienne au 1/25 000 n°6 Valpelline-Saint Barthélemy (Edition escursionista)

 

Numéros utiles :

Urgence : 112

Secours alpin Valdôtain : 800 319 319

Informations touristiques : http://www.regione.vda.it , on trouve sur ce site toute l'information touristique ainsi qu'un bulletin météo en Français et le bulletin neige et avalanche (rubrique services territoriaux).

Office de tourisme de Valpelline : valpelline@gransanbernardo.net ou 0039 0165 713 502.

Météo et nivologie Suisse : Pour le bulletin nivo, www.slf.ch ou 0041 848 800 187. Depuis la suisse composez le 187. Pour la météo, www.meteosuisse.admin.ch ou www.meteonews.ch

 

Période : Les refuges Nacamuli et Aosta n'étant gardé que début avril (refuge d'hiver accessible), il est délicat d'envisager cette boucle avant le début du printemps à moins de traîner de gros sacs. Vu les altitudes auxquelles se déroule ce circuit, entre 2000 et 4000 mètres, il a de meilleures chances d'être en condition entre début avril et fin mai.

 

Encadrement :

-Bureau des guides de Valpelline : 0039 0165 71 35 02 ou www.guidevalpelline.com

-Nous avons réalisé ce reportage sur une suggestion du guide Jean Bouchet. Jean connaît bien le secteur pour l'avoir parcouru plusieurs fois. Vous pouvez le contacter au 06 83 57 21 49.

-Françoise Gendarme est elle aussi habituée du massif. Contact :06 81 70 41 02 francoise-gendarme@wanadoo.fr

 

Matériel : Les itinéraires proposés se déroulent en milieu glaciaire avec en outre un passage raide et exposé nécessitant de s'assurer (col de la Division). Au delà du matériel classique du skieur de montagne, il faut prévoir tout le nécessaire pour se sortir d'une crevasse ou éviter d'y tomber : baudrier, corde, kit de secours en crevasse, crampons, piolet. Matériel d'orientation indispensable.

 

Hébergement :

-Refuge de Prarayer ou Praz Raye sur les cartes Suisse (2010 m ) : Une auberge confortable (bar/restaurant/douches) plus qu'un refuge. Un bon camp de base dont on appréciera l'accueil pour rayonner à la journée. Ouverture de mars à novembre. www.rifugio-prarayer.it ou 0039 0165 730 040

-Refuge Nacamuli/col Collon ( 2830 m) : construit en 1991, cette bâtisse moderne est le point de départ de plusieurs classiques : Becca Vanneta, mont Brulé, etc. Accueil frisquet mais le chauffage était en panne... Tél : 0039 0165 730 047ou info@rifugionacamuli.com

-Cabane de Bertol (3268 m) : Refuge confortable (couettes, bonne cuisine familiale) situé au col de Bertol dans un cadre spectaculaire avec vue sur le Cervin. Placé sur l'itinéraire Chamonix-Zermatt, il est prudent de réserver à l'avance pour avoir de la place. Tel : 0041 027 283 19 29. www.bertol.ch

-Refuge Aosta (2781 m) : Situé dans un cadre austère, le refuge Aosta est une étape inoubliable grâce à l'accueil de Gigi Vignone. On arrive client. On repart ami. Guide de montagne, il vous donnera les bons conseils pour réaliser des randos méconnues autour de son refuge. Tél 0039 0165 73 00 06 ou www.rifugioaosta.it

 

 

Itinéraires

J1 : Barrage des Places de Moulin-Refuge de Prarayer (2010 m)

Après le voyage, deux heures suffisent à joindre le refuge. En partant très tôt et en tenant la forme, on peut envisager de poursuivre sur le sommet du Château des Dames (voir jour 6)

 

Dénivelé : Cheminement à niveau.

Difficulté : aucun problème technique mais se méfier des pentes sud-est à main gauche qui chauffent fort dès midi. Ne pas monter trop tard.

Itinéraire : Se garer au parking du barrage (2000 m) ou quelques centaines de mètres en amont en fonction du déneigement de la route (se renseigner au refuge de Prarayer). L'itinéraire suit la piste en rive droite du lac (à gauche du plan d'eau en montant).

 

 

J2 : Refuge de Prarayer-Becca Vannetta (3361 m)-Refuge Nacamuli (2830 m)

Sympathique balade de mise en jambes si le temps est incertain. Les plus motivés pourront faire la boucle sur Prarayer par le glacier du mont Braoulé et remonter dormir à Nacamuli.

 

Dénivelé : 1350 m (2170 m pour la boucle)

Difficulté : 2.2 E1 pour Becca Vannetta. (3.3 E2 pour la boucle par le glacier du mont Braoulé).

Itinéraire : Du refuge, revenir 300 mètres sur la piste empruntée la veille. Remonter à droite le vallon plat de la Combe d'Oren. Vers 2500 mètres, remonter les pentes à droite et gagner le refuge où on laisse le matériel superflu. Poursuivre nord-est l'itinéraire classique du col Collon. Vers 3000 mètres, filer plein sud en direction de la Becca Vannetta (3361 m). Franchir quelques courts passages à 35° débouchant sur un plateau d'où le sommet est tout proche.

Descente : Par le même itinéraire jusqu'au refuge. Depuis le sommet, les affamés se paieront la boucle sur Prarayer. Descendre d'abord nord-est puis sud les pentes accueillantes du glacier du mont Braoulé. Franchir deux verrous plus raides à 2900 et 2300 mètres (passage à 40° souvent en neige dure). Regagner facilement Prarayer (2010 m)puis remonter à Nacamuli. Bonne visibilité indispensable pour descendre à vue cet itinéraire.

 

J3 : Refuge Nacamuli- Pointe Kurz (3498 m)-Cabane de Bertol (3268 m).

Les choses sérieuses commencent avec un sommet à presque 3500 m nécessitant un parcours d'arête aérien en crampons. Une très belle pente nord souvent vierge permet ensuite de se régaler dans la poudre. La remontée à Bertol sous la chaleur calmera les plus énervés.

 

Dénivelé : 1380 m

Difficulté : 3.1 E1. Arête à pied : PD.

Itinéraire : Du refuge, remonter nord-est l'itinéraire du col Collon. Juste avant le col bifurquer plein Est et remonter des pentes assez raides et froides pour parvenir à un dôme neigeux vers 3400 mètres. Enlever les skis et poursuivre jusqu'à la pointe Kurz (non inscrite sur les cartes suisses) par un parcours d'arête.

Récupérer les skis et descendre les pentes empruntées à la montée jusqu'au petit col situé à 3200 mètres sous le sommet de la vierge (3232 m). Basculer à droite dans la très belle pente nord et descendre jusqu'au glacier d'Arolla jusque vers 2550 mètres. Quelques pentes raides rive droite permettent de gagner les plans de Bertol. Remonter le vallon nord-est jusqu'au refuge.

 

J4 : Cabane de Bertol-Pointe Blanche (3707 m)-Refuge Aosta (2781 m).

C'est l'étape la plus technique du circuit avec la descente du col de la Division. Après les glaciers plats du mont Miné, on quitte les groupes engagés sur Cham-Zermatt pour basculer sur le refuge solitaire d'Aosta dominé par les 4171 mètres de la Dent d'Hérens. Cette étape n'est à envisager que par bonne visibilité. En cas de mauvais temps, profiter un jour de plus de la cabane Bertol.

 

Dénivelé : 440 m

Difficulté : 3.3 à ski E1. PD à pied pour le col de la division (relais et chaînes en place).

Itinéraire : Du refuge, prendre pied sur le glacier du mont Miné largement tracé par les Cham-zermattistes jusqu'au col de Valpelline. S'offrir au passage le sommet de Tête Blanche avec son panorama sur le Cervin. Du sommet, en profiter pour repérer le col de la division (un piquet en place en 2009 marquait le passage).

Descente : Gagner le col de Valpelline et rejoindre le col de la Division. Il s'agit d'une rampe de neige raide et exposée d'environ 150 mètres au milieu de barres rocheuses permettant de gagner le cirque dominant le refuge Aosta. Les relais sont en place pour s'assurer. Quelques chaînes dépassent parfois. Au pied de la barre, remettre les skis et rejoindre le refuge en tirant sud-ouest puis sud par des pentes assez soutenues autour de 35°/38°.

 

J5 : Refuge Aosta-épaule de la dent d'Hérens (4075 m)-Glacier de la grande Muraille-Refuge de Prarayer (2010 m)

Une journée d'anthologie avec un passage à 4000 mètres et une vue fantastique sur le Cervin puis la descente somptueuse et rarement faite du glacier de la grande muraille. Se renseigner auprès du gardien sur l'état du glacier qui ne passe pas toujours les années pauvres en neige.

 

Dénivelé : 1220 m (2000 mètres de descente !)

Difficulté : 4.1 E2. Au delà des difficultés techniques cet itinéraire glaciaire où l'on progresse à vue nécessite une bonne habitude de l'orientation en haute montagne. A n'envisager que par météo et condition nivologique sûres. Tenir un horaire pour ne pas pénétrer trop tard dans le canyon final exposé aux pentes qui le dominent.

Itinéraire : Au dessus du refuge, longer à l'est la face sud de la tête de Valpelline et passer au pied du Tiefmattenjoch puis de la voie normale de la dent D'Hérens. Contourner un dernier éperon par la droite et gagner l'épaule de la dent d'Hérens (attention aux énormes corniches au dessus du versant nord).

Descente : Filer sud-ouest dans les belles pentes larges en tirant à gauche vers le pied de la pointe Margherita (3906 m). En longeant la paroi, on prend pied vers 3500 mètres dans un couloir raide (40°) permettant d'éviter rive gauche un ressaut crevassé. Rimaye parfois ouverte. On parvient sur un nouveau plateau que l'on traverse vers le sud-ouest en visant le bivouac de la tête des Roèses (3216 m). A hauteur du bivouac bien visible sur son éperon, tirer plein sud pour pénétrer vers 3100 mètres dans un cirque dominé par une grande barre de séracs sous laquelle on ne s'attardera pas. Aller chercher les jolies pentes sous la pointe 2915 m et viser l'entrée d'un canyon à l'altitude 2660 m aboutissant dans la vallée principale menant à Prarayer. S'il est tard, il est préférable de ne pas pénétrer dans le canyon mais de tirer plein sud dans des pentes raides mais moins exposées que le canyon pour rejoindre le fond de la vallée. Poursuivre la descente par le fond de la vallée (pousse bâton). A hauteur du chalet de « Deré la vieille » (2150 m), remettre les peaux pour contourner par la gauche la pointe 2244 m et rejoindre la voie normale de Château des Dames puis facilement le refuge de Prarayer. Cette solution un peu contraignante (courte remontée) est beaucoup plus sure que l'itinéraire longeant le torrent. Ce dernier traverse des pentes raides dominant une falaise qui plonge directement dans le torrent du Buthier. La chute est ici interdite.

 

J6 : Refuge de Prarayer-Château des Dames (3489 m)- barrage des places de Moulin (2000 m).

Après un premier verrou, on évolue dans un large vallon coupé du monde. En n'arrivant au sommet n'oubliez pas d'aller sonner la cloche !

 

Dénivelé : 1480 m

Difficulté : 2.2 E1. A pied PD.

Itinéraire : remonter le vallon nord-est en direction du refuge Aosta en contournant à droite la pointe 2244 m. Passer au chalet de Deré la vieille (2250 m) et contourner par la gauche un premier verrou pour prendre pied sur le glacier de château de Dames. Remonter le glacier jusqu'au fond du cirque et franchir un deuxième verrou par la gauche (3100 m). Une dernière pente mène à l'arête sommitale. Laisser les skis et faire l'aller-retour au sommet en 20 minutes.

Descente : par le même itinéraire.